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  <title>IESAS (France)</title>
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<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/10/18/100-institut-esas">
  <title>Institut ESAS</title>
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  <dc:date>2009-10-18T12:35:49+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <description>.baseline { font-style:italic; font-size:20px; }

''L'excellence dans les métiers de la sécurité dans la plus stricte indépendance''

Siège social 
Maison de l'Europe de Paris
Centre de rencontres Internationnales...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <center><img src="/newfr/images/portail.jpg" alt="" /></center>
<br /><br />
<p>
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.baseline { font-style:italic; font-size:20px; }
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<p><center><span class="baseline">''L'excellence dans les métiers de la sécurité dans la plus stricte indépendance''</span></center><br>
<center>
Siège social <p>
Maison de l'Europe de Paris<br>
Centre de rencontres Internationnales
</center>




</p>
<br /><br /><br />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/10/07/113-l-iesas-2009">
  <title>L'IESAS 2009</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/10/07/113-l-iesas-2009</link>
  <dc:date>2009-10-07T17:42:06+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Photo de groupe</dc:subject>
  <description>...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <img src="/newfr/images/photogroupe/Copie de IMG_0015.JPG" alt="" />]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/10/04/110-gign-historique-dates-et-evenements-importants-quelques-chiffres-evocateurs-recentes-modifications-de-structure-disparition-du-gspr-et-dorganisation">
  <title>G.I.G.N. : Historique, dates et événements importants, quelques chiffres évocateurs,  récentes modifications de structure (disparition du G.S.P.R.) et d’organisation.</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/10/04/110-gign-historique-dates-et-evenements-importants-quelques-chiffres-evocateurs-recentes-modifications-de-structure-disparition-du-gspr-et-dorganisation</link>
  <dc:date>2009-10-04T19:14:04+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Réunions 2009</dc:subject>
  <description>Plus musclé et réorganisé, le GIGN nouveau est arrivé

L'unité d'élite est désormais en mesure de mobiliser sur le terrain jusqu'à 255 gendarmes, soit le double des effectifs précédents.

Le nouveau GIGN, qui représente « une capacité unique en Europe en matière d'antiterrorisme »...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Plus musclé et réorganisé, le GIGN nouveau est arrivé
<p>
L'unité d'élite est désormais en mesure de mobiliser sur le terrain jusqu'à 255 gendarmes, soit le double des effectifs précédents.
<p>
Le nouveau GIGN, qui représente « une capacité unique en Europe en matière d'antiterrorisme » est commandé par le colonel Denis Favier, ex-commandant de l'unité de 1992 à 1997. Cet officier avait dirigé l'opération de libération des otages de l'Airbus d'Air France, le 26 décembre 1994, détourné à Marignane par quatre islamistes algériens.
<p>
Dans un premier temps, le nouveau GIGN pourra déployer sur le terrain jusqu'à 255 gendarmes si nécessaire, comme dans le cas d'une prise d'otages massive, sur un effectif de 380 gendarmes. À terme, ce sont quelque 300 gendarmes d'élite qui pourront être mobilisés, sur un effectif de 400 à l’horizon 2010.
<p>
Cette réorganisation, « fruit de trois ans de réflexion et d'études » a été faite à partir des trois unités d'intervention de la gendarmerie - le GIGN et l'escadron parachutiste (EPIGN) - et du détachement de gendarmerie au Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). seront affectés dans la nouvelle unité.
<p>


Commandé par un officier supérieur, s'appuyant sur deux états-majors (opérationnel et soutien) le GIGN s'articule autour de cinq forces :

<ul>
 <li> trois forces opérationnelles distinctes mais complémentaires : la force Intervention, la force Observation/Recherche et la force Sécurité/Protection ;</li>
 <li> une force Appui opérationnel regroupant des moyens techniques et des compétences transverses indispensables aux autres forces ;</li>
 <li> une force Formation destinée à la formation interne et externe.</li>
</ul>
A l'issue d'une sélection unique et d'une formation initiale centrée sur le métier de l'intervention, l'ensemble des militaires rejoigne la force Intervention pour une affectation de 2 à 3 ans avant, le cas échéant, d'évoluer vers les autres forces.
<p>
L'organisation actuelle de cette unité permet, tout en préservant le niveau d'excellence et les capacités opérationnelles, de développer de nouveaux modes opératoire, de relever le défi des nouvelles menaces, de s'adapter à de nouveaux cadre d'emploi et de renforcer les mécanismes de coopération internationale.
<p>
Le GIGN est capable, sur des situations extrêmes, d'engager instantanément dans le dispositif d'intervention une force cohérente  hautement spécialisées.
<p>
Le GIGN est en mesure de conduire à son niveau des actions complexes, mais aussi de participer à des opérations de grande ampleur, en coordination avec d'autres formations de la gendarmerie nationale, des services de la police nationale ou des unités des autres forces armées.]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/10/04/108-alain-pierre-laclotte-directeur-de-la-societe-apl-consultants-evolution-des-techniques-dinterceptions-dinformations-par-moyens-electroniques">
  <title>Alain-Pierre Laclotte, directeur  de la société APL-CONSULTANTS, ‘’Evolution des techniques d’interceptions d’informations par moyens électroniques’’</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/10/04/108-alain-pierre-laclotte-directeur-de-la-societe-apl-consultants-evolution-des-techniques-dinterceptions-dinformations-par-moyens-electroniques</link>
  <dc:date>2009-10-04T17:49:50+01:00</dc:date>
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  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Reunions2008</dc:subject>
  <description>Voir Pièce jointe...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Voir Pièce jointe]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/04/01/109-monsieur-michel-panet-la-contrefacon">
  <title>Monsieur Michel PANET ‘’LA CONTREFACON’’</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2009/04/01/109-monsieur-michel-panet-la-contrefacon</link>
  <dc:date>2009-04-01T18:19:01+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Réunions 2009</dc:subject>
  <description>Depuis la libération des échanges commerciaux durant les années 90, la contrefaçon a pris une ampleur grandissante, et touche désormais la quasi-totalité des produits industrialisés, du stylographe aux produits high-tech. 


Les chargés de mission en intelligence économique, que ce soit...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Depuis la libération des échanges commerciaux durant les années 90, la contrefaçon a pris une ampleur grandissante, et touche désormais la quasi-totalité des produits industrialisés, du stylographe aux produits high-tech. 
<p>

Les chargés de mission en intelligence économique, que ce soit dans le secteur privé ou le secteur public, sont dans la première ligne face contre ce fléau. La lutte contre la contre façon s’avère complexe. 
<p>
En effet, il n’est pas facile de définir la contrefaçon, d’analyser ses différentes facettes, sa dimension géopolitique, le champ d’intervention des administrations ainsi que des ayants droit. Pour réagir à cette menace, les entreprises doivent élaborer des stratégies de protection adaptées, efficaces et efficientes, en ayant recours aux actions des autorités publiques.
<p>
<b>
<ul>
 <li> La définition et l’évolution de la contrefaçon ;</li>
 <li> La marque</li>
 <li> Les formes de la contrefaçon ;</li>
 <li> Le rôle de l’IE dans la lutte contre la contrefaçon.</li>
</ul>
</b><strong>
La contrefaçon: évolution et définition</strong><br>
La contrefaçon évolue d’une façon considérable actuellement. Ainsi, l’intervenant a indique tout d’abord, la contrefaçon avant de présenter son étendue dans l’économie mondiale.
Qu'est-ce que la « contrefaçon » ?<br>
D'après les chiffres des services de la douane (en 2005), l’intervenant a indique que la contrefaçon touche tous les domaines de l'industrie dans le monde entier à l’instar de la fabrication des médicaments, la fabrication des pièces de rechange pour l'industrie aéronautique et automobile, produits de luxe, etc. Et elle a représenté près de 5 à 9% du commerce mondial sur cette année.
<p>
Plus précisément, la contrefaçon représente:
<ul>
 <li> 5 à 9 % du commerce mondial,</li>
 <li> 12 % du marché mondial du jouet,</li>
 <li> 10 % du marché mondial de la parfumerie et des cosmétiques,</li>
 <li> 5 à 10 % du marché européen des pièces de rechange automobiles.</li>
</ul>
<p>
Les pratiques de la contrefaçon sont présentes dans tous les pays. Cependant, la majorité des contrefaçons proviennent de l'Asie Sud-est (Chine, Thaïlande, etc.). A l'échelle européenne, les pays de l'est et l'Italie occupent une grande partie des activités de contrefaçon.
<p>
Il existe deux possibilités de contrefaçon: la contrefaçon de monnaie et « l’atteinte à un droit de propriété intellectuelle (marque ou brevet).
<p>
Autrement dit, cela peut aussi s’expliquer comme une utilisation sans autorisation d'une marque, qui est considérée comme patrimoine immatériel.
<p>
Par ailleurs, il a aussi mentionné qu’il y a une apparition d’une contrefaçon au niveau d’un produit lorsqu’il existe au niveau de ce produit une espérance de plus value pour celui qui fait la contrefaçon. 
<p>
Ainsi, la recherche du prix le plus bas est un facteur incitatif pour les fraudeurs puisque il leur permet d’exploiter une marque sans coût supplémentaire.
<p>
<strong>Contrefaçon : une activité criminelle et une pratique mondiale.</strong>
<p>
Beaucoup de produits contrefaisants sont fabriqués en Asie du sud-est (Chine, Thaïlande, par exemple), des pays méditerranés (Maroc, Tunisie, Turquie...), en Russie, et aussi au sein même de l'Union européenne (Espagne, Pologne, Italie...). Les produits contrefaits sont de plus en plus de bonne qualité. 
<p>
Au niveau européen, près de 128 millions d’articles ont été saisis en 2006, enregistrant une augmentation de l’ordre de 370% par rapport à 1999 (27 millions d’articles saisis).
<p>
Concernant la distribution des produits contrefaisants, la plupart sont distribués par des réseaux implantés dans les pays. En outre, l'Internet joue un rôle important par rapport à la distribution de ces produits, par exemple, les sites de ventes aux enchères se trouvent confrontés à l’existence de produits contrefaits.
<p>
<strong>La marque, une victime et un objectif de la contrefaçon.</strong>
<p>
Après avoir identifié la pratique et l’évolution de la contrefaçon, l’objet est de cerner le concept de la marque de sa définition jusqu’à son utilisation.
<p>
<strong>Définition de la marque</strong><p>
D’après l’intervenant, la contrefaçon de marque occupe une place considérable, elle affecte surtout les industries de luxe.
<p>
La marque est une composante intangible du produit d'un agent économique, comme étant un signe matériel, susceptible d'être représenté graphiquement. 
<p>
Ainsi, la marque peut prendre une forme sonore qui peut s’écrire ou se prononcer, ou bien un signe figuratif qui s'adresse seulement à l'œil comme un dessin, un emblème, une étiquette, une figure abstraire ou représentative.
<p>
<strong>Caractéristique d’une marque.</strong>
<p>
Une marque devrait répondre aux critères qu'elle permet à l'acheteur d'identifier, de repérer et de distinguer le produit d'une entreprise parmi ceux des concurrents au marché. 
<p>
Autrement dit, la marque doit être arbitraire, distinctive et disponible. La marque ne doit pas comporter d’éléments trompeurs, et être contraire aux bonnes mœurs. Enfin, elle ne doit pas décrire les qualités du produit.
<p>
Une marque locale ou une marque globale?
<p>
Il est possible de déposer les marques en trois niveaux. Ainsi trois niveaux de dépôt de marque sont identifiés :<br>
<ul>
 <li>Locale ou national,</li>
 <li>Communautaire (Union Européenne),</li>
 <li>Globale.</li>
</ul>
Une marque locale est utilisée pour un marché national, une marque communautaire est déposée pour une utilisation au sein de l'Union Européenne, une marque globale est employée pour le marché mondial.
<p>
La marque déposée appartient au premier déposant au niveau des institutions. Il lui appartient de définir les champs d’application de sa marque suivant les classes de produits et de services (34 classes de produits et 11 classes de services). 
<p>
Ce dépôt de marque est valable à partir du jour de son dépôt au niveau des institutions, ainsi, il n’existe pas d’effet rétroactif au niveau des marques.
<p>
<strong>L’utilisation de la marque :<br>
Le dépôt de la marque :<br></strong>
Après la création d’une nouvelle marque, il est nécessaire d’étudier l’étendue territoriale de sa commercialisation. Cela permet d’une part, de limiter les coûts de dépôt, et d’autre part, de protéger la marque dans le cas où elle devienne connue. 
<p>
Pour une marque internationale, il est possible de faire un dépôt au niveau de l’Office Mondiale de la Propriété Industrielle qui sera valable dans tous les pays membres de l’arrangement de Madrid. 
<p>
Les frais à prévoir pour un tel dépôt sont de l’ordre de 40 000 Euros, si le traitement se fait directement avec les mandataires.
<p>
Voir aussi « Choix entre une marque locale ou une marque globale »<br>
Source : http://www.eur-export.com/francais/apptheo/marketing/produit/marque.htm<br>
<p>
<strong>La perte de droit à la marque :</strong><br>
Les droits que confère une marque déposée et enregistrée peuvent être perdus dans deux cas de figures :<br>
<ul>
 <li> La déchéance pour non usage : une marque perd sa protection si au bout de cinq ans elle n’est plus utilisée de façon sérieuse. Par « utilisation sérieuse », on entend un usage dans le but de conserver la part de marché,</li>
 <li> La déchéance pour dégénérescence : dans le cas où une marque peut être difficilement distinguée par rapport aux marques concurrentes, elle perd sa protection pour dégénérescence, comme le cas de</li>
</ul> FRIGIDAIRE pour les réfrigérateurs. 
Ce principe suppose la comparaison de l’utilité des produits.
<p>
Droits conférés par l’enregistrement :<br>
Toute atteinte aux droits du titulaire d’une marque tel que définis aux articles L713-2 et L713-3 (loi française) est une contrefaçon quelle soit de bonne ou de mauvaise foi. Ainsi, les personnes morales ou physiques peuvent être poursuivies pour :
<ul>
 <li>Délit civil : toute atteinte à ces droits est une faute civile qui doit être réparée. Un arrangement à l’amiable peut être envisagé entre les parties.</li>
 <li>Délit pénal : toute atteinte engageant une responsabilité pénale.</li>
</ul> 
Dans ce cas, il n’est plus question d’arrangement, le procureur de la république se portera partie civile contre le fraudeur sans se référer aux titulaires de droit.
<p>


Les formes de la contrefaçon :<br>
Pour parler de contrefaçon, il faut qu’une marque enregistrée soit :<br>
<ul>
 <li> Reproduite ou imitée ;</li>
 <li> Les produits ou services sont identiques ou similaires à ceux de la marque (règle de spécialité).</li>
</ul>
Il faudra donc procéder à une comparaison des signes, et des produits et services. L’imitation ne doit pas créer une confusion chez le consommateur moyen.
<br>
Il existe plusieurs formes de contrefaçon parmi lesquelles on peut citer :
La similitude : Les produits qui sont similaires en raison de leur nature ou de leur destination, peuvent être rattachés par la clientèle à une même origine. Ils sont similaires par nature les calculettes et les ordinateurs, et par destination la bière et le vin.
<p>
<strong>L’imitation :</strong> <br>
C’est la reproduction approximative de la marque authentique. Une imitation peut se vérifier par la présence d’un ou plusieurs éléments distinctifs et dominants à trois niveaux :
<ul>
 <li> Les similitudes visuelles ;</li>
 <li> Les similitudes phonétiques ;</li>
 <li> Les similitudes intellectuelles.</li>
</ul>L’usage :
L’usage est l’utilisation pure et simple de la marque sur un produit imité
<br>
L’apposition : L’apposition est un cas particulier de l’usage. La plupart du temps, l’apposition consiste dans le fait d’utiliser des récipients marqués contenant des produits qui ne sont pas d’origine.
<p>
<strong>La suppression ou la modification :</strong> <br>
Il s’agit de supprimer ou de modifier certain caractères ou signes distinctifs de la marque de façon à induire le consommateur dans l’erreur.
<br>
L’épuisement des droits conférés par la marque implique qu’une fois qu’un produit de marque a été mis sur le marché (commercialisé) par le détenteur de la marque ou avec son consentement, celui-ci ne peut pas interdire la commercialisation ultérieure de ce produit. On dit que ces droits sont épuisés par l’acte de vente.
<br>
La marque notoire ayant acquis un certain niveau de renommée, c’est-à-dire, de reconnaissance incontestable par le plus grand nombre. Le statut d’une marque notoire lui confère un degré élevé de protection.
<strong>
l’IE et la lutte contre la contrefaçon:</strong>
Comme déjà mentionné ci-dessus, la contrefaçon est devenue un phénomène très répandu. Chaque jour, il y a une centaine de saisies par la douane concernant de milliers d’articles. 
Ainsi, une entreprise seule ne peut pas faire face à ce phénomène sans une réelle coopération avec les différents acteurs.
<br>
Dans ce cadre, une entreprise peut par exemple :
<ul>
 <li> Demander l’intervention des douanes ;</li>
 <li> Former les autorités à notre problématique et à nos produits ;</li>
 <li> Fournir un soutient logistique aux administrations.</li>
</ul>
La démarche préconisée par Monsieur W. ROGE pour lutter contre la contrefaçon est l’emploi du réseau interne et externe de la société. Au niveau interne, elle mobilise les départements des brevets et marques, des affaires réglementaires, de la qualité, des affaires industrielles et des opérations. 
<p>
Au niveau externe, il serait indispensable de tisser des relations et de mobiliser les administrations et les autorités publiques pour s’assurer de l’efficacité de l’action. Ainsi ils seront concernés par la démarche de lutte: la police, la douane, l’agence de santé, l’OMPI, l’OMC, l’Interpol, les organisations professionnelles etc. 
<br>
Par conséquent, seul un réseau de coopération permettra à l’entreprise d’assurer la protection de ces marques à moindre coût.
<p>
Pour un spécialiste de l’intelligence économique, la lutte contre la contrefaçon suppose la mobilisation du système de réseaux interne et externe, tout en tenant compte de toutes formes de veilles : législative, technique, concurrentielle etc. 
<br>
Ainsi, en utilisant les propres techniques de l’intelligence économique, il est important d’être en coopération avec tous les acteurs pour mieux lutter contre ce phénomène. Et il est important aussi d’utiliser toute une batterie de lois et de réglementations qui permettent de poursuivre les délinquants et de se protéger contre la contrefaçon.
<br>
<strong>La piraterie et la contrefaçon</strong>
<br>
Lorsque l'on évoque les thèmes de la piraterie et de la contrefaçon, il est presque impossible de pas mentionner la Chine. Accusé par les pays occidentaux de ne pas agir efficacement contre les copies, le géant asiatique est pourtant bien obligé de faire face à ce problème pour pouvoir être considéré comme un membre crédible de l'organisation mondiale du commerce.
<p>
Depuis 2004, la lutte pour le respect de la propriété intellectuelle s'est largement intensifiée dans l'Empire du Milieu. Toutefois, même si des pays, y compris les États-Unis, reconnaissent la volonté des autorités chinoises de vouloir résoudre le problème, la plupart continuent de demander à la Chine d'encore améliorer ses actions.
<p>
Dans la rue c'est autre chose. Les touristes peuvent toujours acheter divers produits à très bas prix comme par exemple des DVD pour un dollar.
<p>
<strong>Des chiffres.</strong><br>
News.Com avance que la piraterie provoque une perte de 250 milliards de dollars aux entreprises américaines. Selon un rapport des ministères français de l'économie, des finances et de l’industrie, la contrefaçon provoquerait un manque à gagner pour l'économie mondiale s'élèverait entre 200 et 300 milliards d'euros.
<p>
Pour sa part, Asianews publie que, dans les pays occidentaux, les produits saisis par les douanes comme étant des faux viennent à 69 % de Chine pour les biens importés aux États-Unis. Ce taux est de 60 % pour les biens importés en Europe. Les chiffres présentés par la BBC sur le sujet, montrent que, en 2004, 90 % des programmes informatiques utilisés en Chine sont des programmes pirates alors que la moyenne mondiale est de 35 %.
<p>
En France, l'année 2005 a vu la saisie de 5,6 millions d'articles dont 41 % viennent d'Asie et particulièrement de la Chine. 
<p>
Ce chiffre représente une augmentation de 61,4 % par rapport à l'année précédente. 
<p>
La douane française estime la valeur de ces biens à 314 millions d'euros. Parmi les produits saisis, on retrouve : des cigarettes, des pièces automobiles, des jouets, des vêtements et du matériel de sport, des médicaments, des produits alimentaires (même si ceux-ci sont principalement destinés aux marchés locaux), des appareils domestiques, de l'appareillage électrique, la joaillerie, la haute couture, la maroquinerie, etc. Les industries les plus touchées restent le luxe, l'informatique et le textile.
<p>
<strong>Que font les autorités chinoises pour enrayer le phénomène.</strong><br>
La China Radio internationale, citant Long Xinmin, le ministre de l'administration d'état des droits d'auteurs, affirme que, sur le plan politique, la Chine envisage de renforcer la coopération internationale. De plus, une série de nouvelles lois sur la gestion collective des droits d'auteurs, protection des droits d'auteurs sur Internet et la réglementation de la protection des droits de transmission en ligne, devraient entrer en application cette année.
<p>
Concrètement, le gouvernement chinois a entrepris en 2004 la mise en place d'opérations "coup-de-poing". D'après le média chinois, ce type d'opérations avait permis, à la fin 2005, de découvrir 172 cas de violation des droits d'auteurs et de fermer 76 sites Internet, ce dont s'étaient félicitées plusieurs associations occidentales de protection des droits d'auteurs.
<p>
Dernièrement, dans le secteur de l'informatique, un autre type de mesures va être appliqué. Depuis le 6 avril 2006, les fabricants chinois d'ordinateur ont signé un accord avec les entreprises productrices de processeur et de programmes informatique. Cet accord stipule la pré-installation des programmes sur chaque ordinateur fabriqué en Chine. Cette mesure vise en renforcer le nombre de systèmes informatique utilisant des programmes authentiques.
<p>
Cependant, comme l'énonce la China Radio Internationale, les logiciels informatiques coûtent chers. Il n'est donc pas aisé de généraliser la vente et l'utilisation de ce type de logiciel en dehors des départements gouvernementaux. Pour contrer ce fait, un représentant de l'entreprise Hailong a suggéré, lors d'un séminaire, à Microsoft que s'il réduisait le prix de son système d'exploitation "Windows" de 100 à 15 yuans (moins de 2 dollars), 50 % des consommateurs chinois seraient prêt à acquérir un programme authentique.
<p>


<strong>
Le cas Microsoft</strong>
Un article de Information Week, publié le 25 avril, revient sur la position de Microsoft en Chine. D'après le papier, Microsoft a signé accord avec les fabricants d'ordinateurs afin de pré-installer "Windows" dans leurs produits. Cet accord a permis au géant informatique américain d'empocher 1,5 milliard de dollars. Beaucoup ? Oui et non. Comme le présente Information Week, cette somme est énorme par rapport au 200 millions de dollars qu'à gagner Microsoft en 10 ans en Chine. Mais ce montant paraît infime vis-à-vis des 40 milliards de dollars qu'à gagner cette entreprise en 2005.
<p>
Néanmoins, Microsoft se satisfait de la situation actuelle en Chine et estime "très positives" les évolutions réalisées depuis les deux dernières années. C'est du moins ce qu'à laisser entendre Nigel Burton, le directeur général de Microsoft en Chine.
<p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/12/10/107-monsieur-luigi-colarelli-directeur-general-de-la-societe-enovo">
  <title>Monsieur Luigi COLARELLI, directeur Général de la société ENOVO</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/12/10/107-monsieur-luigi-colarelli-directeur-general-de-la-societe-enovo</link>
  <dc:date>2008-12-10T17:33:59+00:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Reunions2008</dc:subject>
  <description>Voir pièce jointe...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Voir pièce jointe]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/10/23/105-intervention-de-monsieur-jean-marc-delacroix-gerant-du-groupe-jmsc-une-plate-forme-mobile-securisee-veritable-coffre-fort-de-122-grammes-initialement-developpe-pour-le-milieu-de-la-defense">
  <title>Intervention de Monsieur Jean-Marc Delacroix gérant du groupe JMSC ‘’Une plate-forme mobile sécurisée, véritable coffre-fort de 122 grammes initialement développé pour le milieu de la défense’’.</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/10/23/105-intervention-de-monsieur-jean-marc-delacroix-gerant-du-groupe-jmsc-une-plate-forme-mobile-securisee-veritable-coffre-fort-de-122-grammes-initialement-developpe-pour-le-milieu-de-la-defense</link>
  <dc:date>2008-10-23T17:11:54+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Reunions2008</dc:subject>
  <description>Présentation de solutions ultra sécurisés pour travailleurs nomades présentées par la division sécurité des systèmes d’information du groupe JMSC...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Présentation de solutions ultra sécurisés pour travailleurs nomades présentées par la division sécurité des systèmes d’information du groupe JMSC]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/10/18/103-reunions-2008">
  <title>Réunions 2008</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/10/18/103-reunions-2008</link>
  <dc:date>2008-10-18T15:51:13+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>reunions</dc:subject>
  <description>Réunion du 03/06/2008

Jacques de Saint-Victor
 ’Les MAFIAS, industrie de la peur’’ Evolution au cours du 20eme siècle, pourquoi sa puissance et son action s’avèrent-elle plus redoutable aujourd’hui

Réunion du 23/10/2008

Jean-Marc Delacroix gérant du groupe JMSC
 Une...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <h4>Réunion du 03/06/2008</h4>
<strong>
Jacques de Saint-Victor</strong><br />
<em> <a href="index.php?2008/10/18/102-monsieur-jacques-de-saint-victor-les-mafias-industrie-de-la-peur-evolution-au-cours-du-20eme-siecle-pourquoi-sa-puissance-et-son-action-saverent-elle-plus-redoutable-aujourdhui">’Les MAFIAS, industrie de la peur’’ Evolution au cours du 20eme siècle, pourquoi sa puissance et son action s’avèrent-elle plus redoutable aujourd’hui</a></em><br />
<p>
<h4>Réunion du 23/10/2008</h4>
<strong>
Jean-Marc Delacroix gérant du groupe JMSC</strong><br />
<em> <a href="index.php?2008/10/23/105-intervention-de-monsieur-jean-marc-delacroix-gerant-du-groupe-jmsc-une-plate-forme-mobile-securisee-veritable-coffre-fort-de-122-grammes-initialement-developpe-pour-le-milieu-de-la-defense">Une plate-forme mobile sécurisée, véritable coffre-fort de 122 grammes initialement développé pour le milieu de la défense</a></em><br />
<p>


<h4>Réunion du 23/10/2008</h4>
<strong>
Luigi COLARELLI, directeur Général de la société ENOVO</strong><br />
<em> <a href="index.php?2008/12/10/107-monsieur-luigi-colarelli-directeur-general-de-la-societe-enovo">Vidéo surveillance IP "intelligente" Vidéo - GSM - Comptage - Tracking - reconnaissance faciale - identification immatriculation,... </a></em><br />
<p>


<h4>Réunion du 23/10/2008</h4>
<strong>
Alain-Pierre Laclotte, Directeur  de la société APL-CONSULTANTS</strong><br />
<em> <a href="index.php?2009/10/04/108-alain-pierre-laclotte-directeur-de-la-societe-apl-consultants-evolution-des-techniques-dinterceptions-dinformations-par-moyens-electroniques">‘’Evolution des techniques d’interceptions d’informations par moyens électroniques</a></em><br />
<p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/10/18/102-monsieur-jacques-de-saint-victor-les-mafias-industrie-de-la-peur-evolution-au-cours-du-20eme-siecle-pourquoi-sa-puissance-et-son-action-saverent-elle-plus-redoutable-aujourdhui">
  <title>Monsieur Jacques de Saint-Victor ’Les MAFIAS, industrie de la peur’’ Evolution au cours du 20eme siècle, pourquoi sa puissance et son action s’avèrent-elle plus redoutable aujourd’hui.</title>
  <link>http://www.esas-institute.com/newfr/index.php?2008/10/18/102-monsieur-jacques-de-saint-victor-les-mafias-industrie-de-la-peur-evolution-au-cours-du-20eme-siecle-pourquoi-sa-puissance-et-son-action-saverent-elle-plus-redoutable-aujourdhui</link>
  <dc:date>2008-10-18T15:40:05+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Reunions2008</dc:subject>
  <description>Monsieur Jacques de Saint-Victor, Docteur en histoire du droit, Jacques de Saint-Victor est un collaborateur régulier du Figaro. Après avoir commencé sa carrière comme avocat, il est devenu critique littéraire et essayiste. Il enseigne également l'histoire des idées politiques à...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Monsieur Jacques de Saint-Victor, Docteur en histoire du droit, Jacques de Saint-Victor est un collaborateur régulier du Figaro. Après avoir commencé sa carrière comme avocat, il est devenu critique littéraire et essayiste. Il enseigne également l'histoire des idées politiques à l'Université de Paris VIII 
<br><p>
<img src="/newfr/images/conferentiers/mafia.jpg" alt="" />
<p>
’Les MAFIAS, industrie de la peur’’ Evolution au cours du 20eme siècle, pourquoi sa puissance et son action s’avèrent-elle plus redoutable aujourd’hui.
Que sait-on vraiment aujourd’hui de l’histoire récente de la mafia italienne et notamment sur la mafia calabraise ‘’La Ndrangheta’’, albanaise, des triades chinoises ou des yakusa japonais.
Blanchiment, profits illicites, place financière offshore, réseau de blanchiment, criminalité économique, blanchisseurs.
<p>
Quels sont aujourd’hui les points chauds de leur influence, quels sont leurs objectifs, quelles sont leurs armes actuellement, et bien d’autres questions.
<p>
"Tu entres à présent dans l'honorable société de la Cosa Nostra ‘’
<p>
Tu y entres vivant et tu en sors mort. Dans ta vie, la Cosa Nostra passe avant toute autre chose. Avant ta famille, avant ton pays, avant Dieu. " Cet extrait du serment mafieux témoigne d'une implacable réalité. La mafia a pris corps en Europe au XIXe siècle mais elle connaît, depuis la mondialisation, un essor considérable. A l'aune de la plus brutale actualité, Jacques de Saint Victor livre dans cette étude des informations et des analyses inédites, en particulier sur la mafia calabraise (la 'Ndrangheta), aujourd'hui la plus puissante et la plus méconnue d'Europe, sur la mafia napolitaine et la mafia sicilienne.
<p>
Mais ce livre ne se limite pas aux mafias italiennes ou italo-américaines, notamment parce que ces dernières se trouvent de plus en plus concurrencées par d'autres organisations criminelles. Il aborde ainsi, dans une synthèse unique en son genre, les liens qui se sont noués, tout au long du XXe siècle, avec les autres mafias du monde (triades chinoises, Babas turcs, mafia albanaise ou yakuzas japonais).
<p>
C'est une autre histoire du XXe siècle précise l’auteur, une histoire occulte faite de sang, de peur, de corruption, et de "zones grises" (où se retrouvent les services secrets et le monde des affaires) qui en disent long sur les faiblesses de nos démocraties contemporaines. La globalisation pose aujourd'hui une question cruciale : la société libérale aura-t-elle les moyens d'éviter la domination du crime ?.
<p>
L'ESSOR DES MAFIAS (1890-1930)
<p>
<ul>
<li> La main noire ou la voie américaine</li>
<li> NYPD : de New York à Palerme</li>
<li> Le mythe Al Capone</li>
<li> Le réveil des triades</li>
<li> De la Main noire à Cosa Nostra</li>
<li> Le sacre de Lucky Luciano</li>
</ul>

<p<

LES MAFIAS, ENTRE FASCISME ET ANTICOMMUNISME (1940-1960)
<ul>
<li>Le retour des parrains siciliens</li>
<li>Le dernier des bandits</li>
 <li> Voir Naples et mourir</li>
 <li>Yakuzas les " champions du peuple "</li>
 <li>Les secrets de Las Vegas</li>
 <li>Le " Yalta de l'héroïne " mafia et CIA</li>
</ul>
L'IMMERSION DES MAFIAS DANS LA SOCIETE ; L'EXEMPLE ITALIEN (1960-1989)
<ul>
<li> La nouvelle Cosa Nostra</li>
<li> Un si rentable tremblement de terre</li>
<li> Corleonesi et Casalesi</li>
<li> Hôtel Aspromonte Naissance de la 'Nrandgheta</li>
<li> La 'Ndrangheta à la conquête du monde</li>
</ul>
LA MONDIALISATION DU CRIME (DE LA CHUTE DU MUR JUSQU'A NOS JOURS)
<p>
 <li> Nouvelles mafias, nouveaux trafics</li>
 <li>L'autre main invisible</li>
<p>
Extrait du livre :
<p>
«En 2010, le monde assistera peut-être à l'émergence d'États criminels», affirmait un rapport confidentiel, présenté en l'an 2000 au président des États-Unis Bill Clinton. Ces prévisions alarmistes ne sont-elles pas sur le point de se réaliser ? En 2008, la criminalité organisée (mafias, cartels, bandes) n'a jamais été aussi puissante. 
<p>
Des zones entières de la planète sont désormais soustraites à l'autorité de certains États faibles ou «faillis». Durant l'été 2007, le Sunday Telegraph se demandait par exemple si la Guinée-Bissau n'était pas en train de devenir le premier narco-État d'Afrique. Dès 2004, la CIA, dans son rapport annuel au Congrès, affirmait avoir identifié cinquante régions dans le monde ayant échappé à tout contrôle étatique et étant passées sous la domination de puissances criminelles. 
<p>
À l'exemple des FARC et des AUC de Colombie, certains groupuscules dits «terroristes» sont devenus aujourd'hui les paravents d'organisations criminelles. Et cette évolution n'est pas réservée aux zones les plus reculées du globe. En plein coeur de l'Europe, à trois heures d'avion de Paris, la Transnistrie d'Igor Smirnov est une entité territoriale, à la frontière russe, qui s'est séparée de la Moldavie et prétend être un pays. Mais, comme le rappelle Moisés Naim, ancien directeur exécutif de la Banque mondiale, elle est «en réalité une entreprise familiale criminelle» et le centre important de la contrebande des armes.
<p>
Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer cette accélération de la criminalisation du monde au tournant du IIIe millénaire ? Ce virus mortel pour les démocraties a pris son essor le 9 novembre 1989, lorsque disparaît le rideau de fer. La voie est désormais ouverte à la mondialisation de l'économie. Mais la «mondialisation heureuse» n'est qu'une des indéniables facettes de ce grand tournant de l'histoire du monde. 
<p>
Le nouvel essor des échanges commerciaux a mis fin au contrôle des changes, réduit les marges de manoeuvre des États, facilitant ainsi la circulation et le blanchiment de l'argent sale. Cette évolution a d'abord été très sensible dans les anciens pays de l'Est où l'ouverture sauvage des marchés a décuplé l'appétit sans frein des structures criminelles. Mais cette puissance noire gagne désormais les espaces jadis protégés des marchés occidentaux. 
<p>
La mondialisation a libéré non seulement les échanges licites mais plus encore les échanges illicites. En 1998, le directeur du FMI, Michel Camdessus, estimait que le flux de l'argent sale était passé de 2 à 5 % de l'économie mondiale. Les chiffres les plus récents de l'OCDE donnent le vertige : en 2005, «l'économie de l'ombre» représenterait désormais 30 % du PIB des 22 pays en transition vers le marché et 15 % du PIB des 21 pays de l'OCDE. Selon de subtils calculs, la valeur des activités purement illégales dépas­serait plus de 1 000 milliards de dollars, soit 8 % des échanges mondiaux. 
<p>
Les montants sont impressionnants, bien qu'en ce domaine tous les chiffres restent approximatifs. Une chose est sûre : il existe aujourd'hui une économie criminelle, clairement identifiée par les spécialistes, qui a transformé l'idée de «doux commerce» (Montesquieu) sur laquelle repose, en partie, l'idéologie de la mondialisation, en un véritable commerce de la mort, ou tout au moins de la peur.
<p>
Rappelant la part des trafics mafieux aujourd’hui dans les flux financiers transnationaux, Colomban Lebas cite les chiffres suivants - de 300 à 500 milliards de dollars, soit 8% du commerce mondial - de même qu’il évoque l’importance des profits – à titre d’exemple de 10 000 à 100 000 dollars pour 1 dollar investi, uniquement dans la drogue.
<p>
En outre, la diversification des trafics et leur confusion en tout genre (trafic d’organes, de drogues, d’armes,…) attestent désormais de l’ampleur du phénomène et de son caractère protéiforme.
<p>
Dans un deuxième point introductif, les stratégies de lutte anti-mafieuse sont évoquées sous l’angle de l’optimisation. Elles posent toutes la question d’une mise en marge systématique des mafias, à travers cependant l’antagonisme des différentes approches épistémologiques du phénomène, fruits de perceptions idéologiques opposées – vision marxiste considérant les mafias un avatar du capitalisme nécessaire à la fluidification des économies dans le système monde versus perception traditionnelle et répressive de l’État censé assurer la crédibilité de la règle du jeu.
<p>
Outre le risque d’analyses trop dogmatiques et dont les écueils sous-jacents sont les suivants :
<br>
<ul><li> Paranoïa par association simpliste (système capitaliste vicié à la base) ou minimisation du phénomène </li>
<li> ce constat en appelle un autre : celui de la rareté des sources et de leur fiabilité, liées à l’opacité, par essence, du monde mafieux.</li></ul>
<p>
Enfin, il semble judicieux de rappeler, en guise de préambule, les difficultés récurrentes que rencontrent les études du phénomène mafieux. Celles-ci tiennent à deux raisons majeures qui reviennent en filigrane.
<p>
D’une part, en raison même des limites de l’information, souvent fournie par des « repentis », désireux d’entretenir l’aura de l’organisation voire de la gonfler mais également d’une vaste iconographie parfois très romancée, le risque d’un effet de loupe, synonyme de mythification, n’est pas à exclure. Il y a là un jeu de perceptions qui trouble l’observation du modèle étudié, piège classique du reste en sciences sociales.
<p>
D’autre part, et bien qu’il faille lui consacrer l’essentiel de l’analyse tant elle est le modèle par excellence - la « Rolls-Royce du crime organisé » nous dit Xavier Raufer - il convient de ne pas verser dans la seule focalisation autour de la mafia sicilienne (ne serait-ce que parce qu’en Italie même, la pluralité est de mise), au risque de biaiser l’analyse des autres formes mafieuses. 
<p>
Mais également parce que, s’il existe sans conteste un oligopole italien des études du phénomène mafieux, celles-ci ne sauraient cacher le reste des travaux et approches, développés en outre depuis les années quatre-vingt, sur des modes nouveaux, qu’ils soient d’ordre économique ou s’appuient sur des études de terrain et puisent dans des sources judiciaires et policières en confrontation directe avec les mafias.
<p>
Passé ce rappel, tant de l’importance prise aujourd’hui par les mafias et la criminalité transnationale que de l’opposition qu’elles suscitent, les propos développés, partant de l’indispensable définition des sujets et de leur ambivalence, se sont axés sur l’aptitude des mafias à s’adapter et à se fondre dans leur environnement local et politique jusqu’à parfois l’institutionnalisation, avant que ne soient analysées, dans une dynamique économique et sociétale prioritaire, les facteurs de développement et de pérennisation.
<p>



<p>
1.Mafia et criminalité transnationale : deux univers parallèles que distingue le lien à l’histoire et le rapport au territoire, traits majeurs des mafias.
<p>
11. Un impératif de distinction
<p>
Voir l’étude de William Foster sur une famille de la mafia italo-américaine, les Lupolo.
<br>Voir également les témoignages des repentis dont le plus éloquent d’entre tous, celui de Tommaso Buscetta, dont le juge anti-mafia Giovanni Falcone disait lui-même « un homme compliqué possédant des qualités rares, un homme d’une grande élégance, exerçant un ascendant remarquable sur les mafiosi du monde entier » La pieuvre – La mafia à la conquête du monde 1945-1989 de Claire Sterling, éd. Robert Laffont, Paris, 1989.
<p>
Il importe de distinguer clairement les concepts de criminalité internationale et de mafia en insistant d’emblée sur une première différence fondamentale. Au-delà des grilles de définition propres à chaque organisation internationale ou aire géographique et culturelle, le concept mafieux se caractérise par un degré de précision élevé quand a contrario la notion de criminalité internationale apparaît elle bien plus floue et générique.
<p>
Si les tentatives de définition de la criminalité internationale ne font que s’appuyer sur des critères retenant par exemple le mobile (le profit, le pouvoir, voire les deux,…), ou se réfèrent à des données générales (organisation hiérarchisée, recours à la violence), également propres à la mafia, cette dernière apparaît elle bien plus précise dans son approche, également géopolitique.
<p>
Les mafias : des sociétés secrètes enracinées dans l’espace et le temps…
<br>Ainsi, peut-on définir la mafia à travers quatre critères distinctifs :
<p>
1 - le caractère de société secrète qui isole le groupe du monde extérieur et se dote de rites exclusifs marquant l’appartenance sociale (d’où l’importance de l’omertà – la loi du silence caractérisant la mafia sicilienne), voire nationale (importance historique des triades chinoises opposées à la dynastie mandchoue tout en contribuant à l’entretien d’une véritable mythologie ;
<br>
2 – en deuxième lieu, une prégnance populaire et une dimension historique, l’une et l’autres essentielles, qui ont longtemps fait et font encore parfois du « mafieux », le défenseur de la veuve et l’orphelin attestant d’un enracinement social et par là même de l’existence d’une zone grise d’où l’Etat est absent ;
<br>
3 - ensuite, la dimension entrepreneuriale qui donne aux mafias une légitimité équivoque dans la mesure où elles investissent parfois dans des activités légales ;
<br>
4 – enfin, une véritable adaptabilité, une souplesse qui les distingue de la pesanteur étatique et de ses structures verticales lourdes qui se distinguent entre elles et demeurent cloisonnées.
<p>
Au-delà de cette typologie générique, on ne peut évoquer les mafias sans s’arrêter sur les principales d’entre elles, à commencer par leur archétype même qui lui a du reste donné son nom, la Cosa Nostra ou mafia sicilienne suivie des trois principales mafias du mezzogiorno italien, la Camorra napolitaine et campanienne, la N’dranghetta calabraise et la Sacra Corona Unita pouillaise beaucoup plus récente.
<p>
Partant alors du modèle mafieux traditionnel et de son substrat méditerranéen originel, l’on peut soulever deux traits majeurs significatifs et en apparence contradictoires liés, d’une part, aux possibilités de ramification des mafias alors qu’elle demeurent, d’autre part et par nature, étroitement cloisonnées.
<p>
A cet égard, le cas de la mafia italo-américaine est éloquent. Si en effet, la mafia sicilienne a pu s’exporter dans le temps et dans l’espace s’implantant aux Etats-Unis dès la fin du XIXè et entretenant des liens évidents avec la mafia italo-américaine au point que cette dernière ait pu rétroagir sur elle, dès 1943 notamment, le cloisonnement avec les autres mafias, les italiennes, l’albanaise et la turque, reste de mise, chacune gardant le monopole de sa sphère d’influence.
<p>
Enfin, hors de l’aire occidentale, le phénomène mafieux est présent également en Asie, Chine et Japon, en Russie, voire en Amérique latine bien qu’il se confonde dans ce dernier cas avec des motivations contestataires d’ordre idéologique et révolutionnaire.
<p>
Voir le rôle actif des triades chinoises dans la fin de l’Empire, la destitution de l’impératrice mandchoue Tseu-hi et l’avènement de la République avec Sun-Yat-Sen en 1911.
<p>
2. Les mafias et la criminalité transnationale à l’épreuve du temps et du politique :
<br>dynamiques, adaptations et mimétismes. Soulignant le caractère historique du phénomène, l’on peut alors mesurer l’impact des mafias et de la criminalité transnationale sur le temps long, à la fois dans une perspective mobile et dynamique qui en fait des objets vivants, prêts à occuper les vides et en adaptation perpétuelle mais aussi, en en tant qu’objets sociétaux parfaitement intégrés, voire institutionnalisés.
<p>
21. Du culte de l’adaptation…
<p>
Historiquement, les mafias ont joué parfois un rôle de substitution, lors de la disparition d’une menace plus grande, généralement identifiée. Ce fut notamment le cas à la fin de la Guerre froide, à tel point que l’on a pu évoquer un rôle de compensation face à la disparition de la menace communiste et dont le vide fut comblé, également dans les stratégies de défense des États, par les mafias et la lutte qui leur était opposée.
<p>
En outre, face à une modification des modes de conflits, dont la dimension économique est devenue une réalité contemporaine, les systèmes mafieux et criminels ont fait la preuve de leur capacité à mobiliser, par leur emprise sur les flux commerciaux et financiers à une échelle désormais transnationale, la vigilance et les tentatives de répression du politique.
<p>
En retour, elles ont surtout démontré une remarquable aptitude, invisible et silencieuse, à l’adaptation, privilégiant par principe des stratégies de repli prudent, mais n’hésitant pas, en cas d’absolue nécessité et de survie, à recourir à des formes de guerre ouverte.
<p>
Mieux, les mafias ont acquis, avec le temps et le poids d’une présence sociale, discrète mais active, l’art du double jeu, épousant les causes du système et recherchant, si nécessaire et sans prise de risque, la collusion avec le pouvoir en gardant toujours en arrière-fond un intérêt de légitimation à long terme.
<p>
A titres d’exemple, depuis les accords passés au cours de la seconde Guerre mondiale entre la mafia italo-américaine et les gouvernements américain puis italien après 1943 pour reprendre pied en Sicile, jusqu’au 11 septembre 2001, quand la mafia new-yorkaise joua le jeu de la lutte contre le terrorisme et de l’aide aux victimes, la constante et le principal mobile demeurent la quête d’une légitimité.
<p>
Ce type d’attitude, fréquent, a pu conduire en contrepartie les gouvernements à instrumentaliser à leur compte les mafias, à l’instar du soutien apporté par les États-Unis au général Noriega dans les années quatre-vingt avec l’appui de groupes mafieux. De même que le régime cubain et proaméricain de Batista, s’il fut longtemps considéré un paradis mafieux du trafic de drogue, fut avant tout un pion essentiel de la présence états-unienne en mer des Caraïbes.
<p>
21. …jusqu’à l’institutionnalisation – les exemples japonais et soviétique.
<p>
La famille Gambino, l’un des principaux clans de la mafia italo-américaine de New-York proposa en effet son aide aux autorités au lendemain des événements du 11 septembre 2001.
<p>
Dans l’espoir de modérer les revendications du général Torrijos et de diviser les nationalistes panaméens, Washington avait choisi de soutenir le général Noriega lorsqu’il était chef des services de renseignements dans les années 70, et avait également favorisé, en 1983, son accession à la tête des Forces de défense.
<p>






L’influence reconnue aux mafias sur la société locale, bien qu’elle participe d’un jeu de perception forcément subjectif, trahit néanmoins une forme de régulation supérieure de la criminalité, en mesure d’aller parfois jusqu’à gagner l’assentiment du pouvoir. L’exemple japonais des Yacuza qui participe d’une mafia par définition insulaire, endogène, autonome et surtout protégée, révèle également à travers ses liens très forts avec les sphères du politique, de l’économique et du financier un véritable caractère de légitimation.
<p>
De même, une lecture historique de la répression de la criminalité en Union soviétique puis en Russie, forte sous Staline avant de décliner sous Kroutchev et Brejnev puis de quasi- disparaître avec l’avènement de la CEI, si elle pose en apparence la question de l’antagonisme, voire de l’antinomie entre régimes totalitaires et mafias, illustre avant tout la collusion du politique et du crime organisé.
<p>
Très tôt en effet, de hauts responsables politiques et administratifs participent à un système de corruption à grande échelle fondé sur le détournement de matériels dans les ateliers d’État et le marché noir. Ainsi se développe une véritable économie clandestine, à la fois parallèle et articulée autour de celle officielle, qui va atteindre son plein essor au cœur des années quatre-vingt.
<p>
On estime ainsi à cette période que 30 % de l’économie était clandestine, le KGB assurant le contrôle effectif de l’État, le politburo ne faisant qu’enregistrer les décisions prises.
<p>
Si l’arrivée de Gorbatchev, au paroxysme de la perte progressive de la moralité sociale, s’est accompagnée d’une tentative de répression et d’assainissement, la versatilité de sa politique suivie de l’implosion du régime et de l’ouverture au marché mondial, ont entraîné, su un terrain déjà miné, la libération des trafics en tous genres et l’apparition d’une véritable mafia d’État liée à des groupes économiques puissants et monopolistiques et secondée par une pègre locale.
<p>
Associée à la décrédibilisation des élites et d’un système, pourtant fondé sur le mythe de la moralité socialiste, la criminalité russe contemporaine, d’essence soviétique, a également profité de cette absence totale de repères pour assurer en revanche sa propre légitimation.
<p>
Il y a là en outre le risque d’un effet de gangrène qui, dans une logique transnationale, après avoir contaminé le pouvoir politique à l’échelle nationale peut avoir une influence délétère sur les pays voisins et leurs classes dirigeantes dans le cas d’une relation de dépendance.
<p>
3.Les mafias : facteurs de développement et mécanismes de pérennisation.
<p>
31. Au cœur du développement des mafias, l’analyse économique
<p>
Sans doute, la forme la plus subtile de développement des mafias, en phase avec une logique de prédation qui reste la finalité première, tient-elle à leur immersion, toujours plus prégnante, dans le milieu capitaliste environnant. Cette relation est d’autant plus forte que l’appel d’air que créent les marchés, attire de façon indiscriminée entreprises légales et illégales. 
<p>
Du reste, celles-ci se confondent parfois, donnant lieu à un mélange de genre où, derrière la façade
respectable d’une entreprise établie, peut se cacher un réseau mafieux d’envergure.
<p>
L’existence de synergies fortes entre entreprises légales et mafieuses n’est donc pas à exclure.
<p>
A cet égard, on peut en effet, suivant en ce sens une démarche sociologique qui compare le mafieux à un entrepreneur de type schumpeterien, reconnaître à ce dernier une réelle capacité à évoluer au sein d’une société capitalistique et surtout à jouer, à son profit, avec les règles du marché grâce aux critères avantageux qui sont les siens :
un coût de capitaux quasi nul ;
<p>




<br>Le découragement de la concurrence par la menace et la coercition ;
<br>L’assurance d’une main d’œuvre flexible et acquise à sa cause ;
<br>Une rationalité économique qui le pousse à investir dans tous les secteurs y compris les légaux ;
<br>Une souplesse et une rationalité de management (exemple d’une adaptation régulière aux nouveaux produits dérivés issus des drogues naturelles et de synthèse) ;
<br>La conquête d’une clientèle rendue captive, autant par l’argumentaire du marché que par la crainte.
<p>
Pour reprendre l’exemple du trafic de drogue, sa gestion par des cartels mafieux extrêmement bien organisés, offre une excellente illustration des qualités entrepreneuriales et de management qui caractérisent aujourd’hui les mafias et la criminalité transnationale. Il y a là du reste une aptitude remarquable, toujours dans cette logique adaptative évoquée précédemment, à coller en permanence aux nouvelles techniques et à s’inspirer de méthodes issues du monde légal.
<p>
Enfin, les mafias voient un double intérêt à cette démarche économique qui se traduit par une fonction de couverture fiscale et de blanchiment d’argent.
<p>
Au vu de l’intégration économique des groupes mafieux, la théorie de la pauvreté endogène semble mise à mal tant les mafias apparaissent davantage comme des économies mixtes moyennes.
<p>
La théorie du milieu ouvert que la localisation des mafias sur des façades maritimes confirme - ports de Palerme, Naples, Istanbul, Tokyo –, va du reste également dans le sens d’un dynamisme économique et ouvert sur les flux et les trafics.
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32. La pérennisation des pratiques mafieuses - de l’occupation des vides…
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Si, comme nous l’avons vu, les mafias ont aussi à lutter pour survivre face au pouvoir répressif du politique, elles conservent néanmoins cette capacité à profiter des moindres failles du système pour se développer, voire se ramifier.
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A ce titre, un rapport du FBI de 2004 dénonçait, en dépit d’arrestations spectaculaires, le renforcement des mafias alors que l’essentiel de la politique répressive américaine d’alors (et vraisemblablement encore aujourd’hui), trois ans après les attaques du 11 septembre, était destiné à la lutte antiterroriste et de ce fait minimisait les activités mafieuses et criminelles.
<p>
Toutefois, une politique pénale répressive a pu aller, à l’inverse, jusqu’à entraîner l’exportation des mafias hors du territoire, à l’image de mafieux italiens s’exilant en Afrique du sud avec leurs savoir-faire.
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33. …à l’exportation d’un modèle – rôle des diasporas.
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Schumpeter mit en avant le rôle majeur des innovations dans l'impulsion, la mise en mouvement de
l'économie sous l'action de l'entrepreneur.
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Ainsi, dans une logique de ramification déjà évoquée, la diaspora chinoise a-t-elle par exemple contribué à la dissémination de pôles mafieux dont les membres ont alors reproduit des schémas existants.
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Par ailleurs, et c’est là essentiel au réflexe de perpétuation, ces diasporas assurent un contrôle
actif des courants migratoires, ce qui permet aux mafias délocalisées de puiser dans une immigration, souvent sujette à un repli identitaire et communautaire et en demande de sécurité, un potentiel humain nécessaire à ses activités, en échange de la protection accordée.
<p>
Conclusion
<p>En dernière analyse, il semble utile de revenir sur le terme même de mafia, sujet à caution par nature tant il recouvre de concepts et définitions parfois antagonistes, tant surtout, il a fait l’objet d’une littérature multidisciplinaire où les parts de mythe et de réalité s’entremêlent sans cesse. Par là même, l’« objet » mafia est difficile à étudier et à cerner précisément entre le double piège d’une focalisation excessive et paranoïaque d’une part et d’une minimisation de l’autre.
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Néanmoins, s’il devait rester une constante, pertinente et explicative du phénomène mafieux, tout en demeurant très générale, c’est peut-être, à travers la réalité d’une présence invisible mais active et d’un développement à bas bruit, l’illustration de la fonction première des mafias qui est de vivre, dans un milieu donné, en parasites. Ce qui suppose de disposer, en sous-main, d’une capacité d’influence vis-à-vis des principales sphères du pouvoir, le judiciaire et le politique, d’où également l’image de la pieuvre tentaculaire fréquemment utilisée dans les récits et témoignages.
<p>
A l’opposé, le devoir des gouvernants est bien d’exercer une vigilance de tous les instants afin d’éviter tout risque de prolifération, ce qui démontre l’importance capitale des indicateurs d’alerte, indispensables aux doctrines préventives, les seules réellement efficaces.
<p>
La convention internationale sur la criminalité internationale signée à Palerme en 2000 a vu, au sujet
des mafias, l’émergence d’une approche nouvelle et résolument géopolitique sous l’angle du contrôle du territoire et de la conquête d’une seigneurie.
<p>
Le rapport entre mafia et État demeure en effet une question première. Il prend en Italie du sud une dimension particulière tant la prégnance mafieuse est forte au sein de la société. On estime en effet que si la lutte face aux mafias n’est pas négociable et doit rester une constante politique, leur éradication complète semble malgré tout impossible sous peine de détruire le tissu social et la géographie humaine des régions touchées, Sicile et Campanie en premier lieu.
<p>
Nous sommes en effet en présence d’un phénomène de violence, considéré comme la plus grave des tragédies du Mezzogiorno, responsable chaque année de près de deux mille victimes et surtout, en confrontation permanente avec un État souvent humilié et pointé du doigt pour ses faiblesses. De cette lutte dépend en outre la capacité des mafias méridionales à étendre son contrôle sur toute la botte italienne.
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A ce titre, la confrontation entre la mafia sicilienne et la camorra napolitaine apporte un éclairage particulièrement intéressant.
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Au demeurant similaires, mafia et camorra se caractérisent par une même immoralité dans la relation du clan à la société et, par-là même, participent d’une logique criminelle identique s’arrogeant le pouvoir anonyme d’entreprendre tout type de délit et de transformer dans le même temps le délit en pouvoir.
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Enfin, les objectifs apparaissent également semblables : la conquête passive, sans autre alternative que l’hypothèse de la mort, d’une part toujours plus vaste de l’économie d’un territoire et en particulier l’économie émergente, les marchés les plus florissants, et les activités les plus lucratives, qu’elles soient sous couvert de la loi (grands ensembles immobiliers ou circuits commerciaux) ou hors-la-loi (contrebande et prostitution).
<p>
Pourtant, la réalité de ces deux phénomènes criminels, au-delà des alliances historiques occasionnelles ou des complicités contingentes, trahit de profondes différences que leurs genèses respectives mettent en exergue.
<p>
« Cosa Nostra » ou l’État absent
<p>La mafia se forme en Sicile, une île marquée par le sceau de la violence et des conquêtes pendant trois mille ans et qui, en dépit des rébellions, au grès des invasions, contre le pouvoir dominant, en dépit des guerres et des révolutions mais aussi de l’épanouissement d’une culture propre, toutes entreprises et réactions destinées à acquérir une dignité de nation, n’est jamais parvenue à une véritable construction nationale. Ainsi, par principe, l’État est-il devenu synonyme d’une altérité étrangère à la Sicile et conquérante. 
<p>
Il y a là une identification historique de l’État, tout à fait originale, considéré l’ennemi, apte seulement à causer des dommages : taxes, dîmes, enrôlements forcés, confiscation de biens et alors que, durant l’époque moderne, ni l’unité italienne, ni la faillite des politiques gouvernementales du Mezzogiorno de l’après-guerre, n’ont contribué à la certitude d’un État présent et solidaire.
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Pire, la deuxième moitié du XXè siècle a confirmé ce sentiment de solitude, typiquement sicilien, devant la multiplication de faits et événements politiques au cours desquels la capitale de l’île Palerme apparut comme une colonie du pouvoir romain : l’échec de la Caisse pour le Mezzogiorno, le bluff des grandes œuvres publiques jamais réalisées, la collusion ouverte entre chefs mafieux et représentants politiques qui mirent à sac, divisèrent et distribuèrent pouvoir et richesses économiques et enfin la crise effrayante de la justice ponctuée d’homicides et d’intimidations permanentes.
<p>
Ce faisceau d’éléments a alors contribué à la sensation d’un État absent favorisant par-là la solitude du sicilien et son acceptation tacite de la mafia.
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Ainsi, en Sicile, la mafia, c’est-à-dire une immense, obscure et tragique force criminelle naît en substitution de l’État, afin de déterminer des lois propres en lieu et place de celles de ce dernier, dans le but d’imposer un ordre, aussi barbare soit-il, qui soit une règle de vie. 
<p>
Et si l’État se dresse, la mafia n’hésite pas à l’abattre, et si quelqu’un essaye légitimement d’incarner au nom de l’État, la loi et la justice, elle le corrompt et le gagne à sa cause ; en cas contraire, elle le tue.
<p>
Il s’agit là d’une donnée historique et culturelle tragique mais qu’il est, pour de nombreux auteurs, impératif de reconnaître afin d’admettre la part historique de légitimation du système mafieux dans sa matrice originelle, la Sicile. 
<p>
Et il y a surtout là l’idée, confirmée tout au long de l’époque contemporaine, d’une substitution de l’État par la mafia qui explique ainsi également son aptitude à occuper et contrôler un territoire.
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La « Camorra » ou l’État dépassé
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A Naples en revanche, où au cours des derniers siècles, d’abord les Espagnols, puis les Français, ensuite les Bourbons et enfin les Piémontais ont imposé la présence obsessive d’un État qui cherchait à gouverner également dans les habitudes et l’âme des Napolitains, celui-ci est davantage devenu un symbole de joug répressif que de concorde politique et sociale.
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A cet égard, la camorra n’est pas le résultat d’un déterminisme historique et n’en possède donc ni l’expérience tragique, ni la grandeur et la cruauté. Il s’agit davantage d’un produit humain de la misère, d’un mode de survie dramatique qui cherche à se rebeller face à un État prévaricateur et, dans l’impossibilité de choisir la révolte armée, essaye de s’insinuer au sein de ce même État et de le conquérir de l’intérieur. 
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C’est à ce titre une entreprise d’érosion quasiment invisible qui commence nécessairement du bas et implique presque toute la collectivité.
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En substance, la Sicile s’apparente depuis des millénaires à une nation sans État tandis qu’à Naples, l’État a su en revanche prendre le dessus, allant jusqu’à écraser la nation, s’attachant à la pratique de la lottizzazione (répartition de lots) - terme dont l’usage à caractère politique et connotation négative fut inventé par l’écrivain et journaliste Alberto Ronchey en 1974 dans son livre Accadde in Italia : 1968-1973 (Ça arrive en Italie : 1968-1973) - est une constante politique de l’Italie d’après-guerre, les
grands partis, Démocratie Chrétienne en tête, au pouvoir pendant près de cinquante ans, ainsi que socialistes et communistes se partageant la direction des grandes entreprises publiques et une part de leurs bénéfices. 
<p>
La connotation négative est liée à l’absence de critères objectifs de mérite ou de bonne gouvernance dans la répartition des prises en charge mais au contraire à son caractère népotiste et partisan.
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Scaglione, Terranova, Costa, Ciaccio Montalto, furent quatre hauts magistrats tués impunément au cours des années soixante-dix avant que, face aux premières réactions d’envergure de l’État et à l’emploi de la force et de la coercition militaire et juridique (opérations militaires des années 80 et 90, la mafia ne réagisse avec une détermination renouvelée. Le général Carlo Alberto dalla Chiesa, nommé préfet, fut tué à Palerme le 3 septembre 1982. Dix ans plus tard, les juges Falcone et Borsellino étaient tués à leur tour avec leurs protections rapprochées.
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A ce stade de la comparaison, la relation au territoire devient un facteur d’analyse à son tour pertinent. Si le Sicilien a vécu dans un espace de solitude au sein duquel les villes n’étaient que des bastions d’inimitiés, le Napolitain a vécu lui dans le cadre, prestigieux mais étriqué, d’une seule et même ville qui fut sa seule nation mais également sa prison.
<p>
Ainsi, longtemps et avant qu’elle ne descende en ville au cours des années cinquante, la mafia sicilienne fut une organisation rurale tournée vers la défense des latifondiaires face aux grands agrariens, assurant l’ordre dans les campagnes délaissées par l’État tandis qu’à Naples, le contrôle du territoire conduit par la Camorra s’est attaché, avec le soutien d’une classe dirigeante corrompue, à contrôler les quartiers urbains.
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Dans les deux cas de figure, on retrouve bien en dernière analyse, la capacité mafieuse à contester l’autorité et la présence de l’État sur son propre territoire avec, pour mode d’action premier, l’emploi de la violence.
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La violence mafieuse : une contestation revendiquée de l’autorité de l’État
<p>
Parmi les spécificités essentielles dans la relation qu’entretient la mafia avec l’État, il convient d’évoquer sa non-reconnaissance du monopole public, exclusif et légitime de la violence que lui confère au contraire le propre usage qu’elle en fait à des fins privées.
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Cette vision comprend l’idée qu’il est justement légitime, voire méritoire de se faire justice sans avoir recours à l’État.
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L’étude des formes plus graves de violence mafieuse passe toutefois par un préalable essentiel. 
<p>
L’homicide mafieux, loin d’être le fruit d’un instinct sanguinaire ou incontrôlé, participe véritablement d’un projet. Il est donc animé d’une logique stratégique fondée sur les traits suivants :

<ul>
 <li>Un moyen d’expression de la concurrence entre clans et entre mafieux ;</li>
 <li>L’instrument principal ou du moins l’un des plus déterminants dans la conquête du pouvoir interne au clan ou externe ;</li>
 <li>Un mode de facilitation du contrôle des activités légales ou illégales ;</li>
 <li>une modalité d’intervention, à la fois dans le cadre social et politique et tournée contre lui.</li>
</ul>
L’usage et la culture de la violence au nom de laquelle l’homicide n’est pas un délit mais une peine prévue du reste par la formule du serment au code mafieux, constituent l’un des piliers sur lesquels repose le double jeu de la mafia vis-à-vis de l’État. 
<p>
Si, d’une part, cette violence est hors et contre l’État, se fondant sur son propre code pénal et sur une interprétation personnelle de la justice, sans reconnaissance donc de la fonction répressive et juridictionnelle de État, elle est également et d’autre part dans et avec l’État, que ce soit au titre de ses activités économiques, qui le plus souvent réclament le recours aux institutions, ou au titre de son rôle politique.
<p>
Une approche globale pertinente : le « paradigme de la complexité »
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D’ailleurs, les victimes institutionnelles de Cosa Nostra prennent le nom de cadavres « exquis ».
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Code considéré d’ « honneur » et qui démontre là toute l’équivoque du système mafieux, entretenu par la littérature et le mythe complaisant d’hommes respectables.
<p>
Le paradigme de la complexité proposé par le Centro Impastato et son programme de recherche        « Mafia e società » aborde l’analyse de la mafia à travers la complexité et la polymorphie du phénomène. Il a donné lieu à l’hypothèse de définition suivante :
« La mafia est un ensemble d’organisations criminelles - parmi lesquelles la plus importante, mais non la seule est Cosa Nostra -, qui agissent à l’intérieur d’un cadre relationnel vaste et ramifié. Ces organisations configurent un système de violence et d’illégalité dont la finalité est l’accumulation du capital ainsi que l’acquisition et la gestion de positions de pouvoirs, et qui se prévaut d’un code culturel et jouit d’un certain consensus social »
<p>
Ainsi le phénomène mafieux est-il considéré comme le produit d’un faisceau de composantes, criminelles, sociales, économiques, politiques et culturelles dont l’isolement d’un seul élément dénaturerait et réduirait l’objectivité de l’ensemble. Les mafias apparaissent ainsi la résultante du rapport interactif de tous ces aspects et c’est de cette interactivité qu’il faut tirer, comme pour tout phénomène complexe rétif aux méthodes de focalisation, une analyse qui se veuille la plus exhaustive possible.
<p>
D’emblée, cette hypothèse oblige à une considération concrète et sociale, loin de toute mythification déjà évoquée. Elle permet par exemple de se détacher du paradigme aujourd’hui dépassé                  « protecteurs-protégés » mais au contraire de présenter un bloc social composite avec ses intérêts, ses dynamiques et ses propres clefs de lecture.
<p>
A titre d’exemple, la recherche s’est souvent interrogée sur la réalité mafieuse, considérée tour à tour industrie et institution sans jamais toutefois associer les deux dimensions. Le paradigme de la complexité ne pose pas d’alternative mais considère au contraire la mafia sous les deux aspects.
<p>
Se pose également la question binaire de la mafia vue comme organisation ou attitude comportementale, très souvent tranchée par les auteurs comme l’expression d’un comportement, et alors que l’approche complexe comprend dans un même ensemble la dimension organisationnelle et l’attitude, les structures hiérarchiques et le code culturel, ce dernier allant bien au-delà des seuls affiliés.
<p>
Enfin, le contexte relationnel et économique décrit également une réalité mafieuse complexe ou le bloc social se définit par sa nature interclasses avec, aux deux extrémités, vers le bas des strates sous-prolétaires et prolétaires aux agissements illicites et licites, à la périphérie des grands centres économiques, et vers le haut, du personnel politique et administratif lié au monde mafieux et impliqué dans une corruption publique ou privée générant des sommes considérables et au cœur de l’économie nationale ou transnationale.
<p>
Au sein d’un tel bloc, le poids de chacune des composantes n’est évidemment pas le même, la fonction dominante étant exercée par des sujets légaux ou illégaux, riches et puissants (chefs de clans, politiques, administrateurs, entrepreneurs, professionnels) que l’on peut définir comme une         « bourgeoisie mafieuse »
<p>]]></content:encoded>
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  <title>Intervention de Monsieur Christophe Journet : « La fin du journalisme d’investigation à l’ère du multimédia ou…du tumulte immédiat »</title>
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  <dc:date>2008-09-14T19:25:29+01:00</dc:date>
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  <dc:creator>LaurentD</dc:creator>
  <dc:subject>Réunions 2007</dc:subject>
  <description>Les temps changent mais les pratiques résistent : le refus des autorités françaises de la fin de l'Empire de considérer sérieusement les renseignements militaires de l'époque de la bataille d'Alger, qui annonçaient déjà en 1957 la montée du "jihad", la guerre sainte islamique, cachée sous...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ Les temps changent mais les pratiques résistent : le refus des autorités françaises de la fin de l'Empire de considérer sérieusement les renseignements militaires de l'époque de la bataille d'Alger, qui annonçaient déjà en 1957 la montée du "jihad", la guerre sainte islamique, cachée sous les arguments du FLN et couverte par les arguments des porteurs de valises, allait alors de pair avec la façon dont une partie de la presse de ce temps - France Observateur en tête - se prétendait objective en refusant de voir comment les militants de la décolonisation faisaient déjà régner la terreur pour parvenir à leurs fins.
<p>
Autres temps, mêmes pratiques : de la Bosnie de 1993 au Rwanda de 1994, de la crise de Chisinau (Transnistrie, 1992) à la problématique du Darfour en 2007, la plupart des médias réduisent souvent la réalité des massacres à ce que les grandes agences de presse veulent bien en dire, sans créditer leurs propres reporters avant d'être obligés de crier avec les loups.
<p>
Le journalisme d'investigation analysé par Edwy Plenel comme un mythe résultant d'une vision amplifiée par les reportages d'un Albert Londres, ou par les révélations d'un Pierre Péan sur "la face cachée du Monde", voit sa voilure de plus en plus réduite par le refus des chefs de rédaction de laisser leurs journalistes prendre des risques de moins en moins couverts par les assurances : enquêter sur les responsabilités partagées de l’apres génocide au Rwanda comme sur l'affaire dite des frégates de Taïwan IIe période, relève de l'exploit, même en connaissant les raisons pour lesquelles le Juge Alphen s'est finalement
trouvé purement et simplement bloqué par "une erreur de procédure" venue à point
interrompre une instruction mettant à mal les grands partis d'il y a plus de dix ans, où les chefs de rubrique n'ont finalement pas tiré toutes les leçons de l'autre affaire, Clearstream.
<p>
Du côté régional ou local, les journalistes férus d'enquêtes argumentées à partir de preuves comme le conférencier lui-même ne sont pas mieux lotis : affaire immobilière coûtant 4,4M€ à une collectivité publique suite à une plainte actée par des parties civiles amies intimes de la présidente du tribunal administratif où était plaidée le dossier... A mi-publication de l'enquête, des pressions sont exercés avec violence sur la direction du titre, et contre l'auteur des articles, obligé d'interrompre la publication malgré l'évidence des faits, en partie reconnue en cour d'Appel par la réduction de moitié des pénalités subies par la dite collectivité.
<p>
Impossibilité de publier sans censure partielle d'article les raisons pour laquelle une grande ville de l'ouest refusait un marché potentiel d'hôtel de luxe à un groupe américain pour lui préférer peu après un programme proposé par un concurrent mieux placé... dans ses relations très amicales avec le parti de l'élu local le plus puissant du moment, plus de dix ans après l'interdiction totale du financement occulte des dits partis.
<p>
Certes, il convient de rester optimiste, et d'avoir confiance dans la poussée du multimédia, des news sur le net, même si les premières pratiques constatées réduisent en fait la latitude des rédacteurs, photographes, vidéastes, webmestres, souvent obligés de tout faire là où plusieurs emplois coexistaient voici à peine cinq ou huit années.
<p>
"C'est écrit, donc c'est vrai", pensent encore les "vraies gens". Mais le non-dit est encore la partie invisible de l'iceberg de l'actu - alitée, et les nouveaux journalistes devront s'armer de courage et rivaliser d'imagination avec les banquiers, pour contrer les effets néfastes de l'audimat, du mensonge institutionnel et de la résistible ascension des personnes de pouvoir dans le microcosme médiatique.
<p>
Face aux enjeux évoqués au début, du terrorisme à la défense de toutes les libertés, ce combat mérite d'être gagné. Seule l'adhésion de la société civile dans son ensemble à ce constat réfléchi permettra d'y parvenir dans les années à venir. Nous n'avons plus le droit d'en douter, car notre démocratie en dépend.
<p>
Journet.ch@wanado.fr]]></content:encoded>
</item>

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